Coup d'envoi.
C'est sûr, au footeux, faut pas essayer de lui parler sans ce petit ascendant psychologique qui peut arriver lorsqu'il baisse la garde. On profite d'une ouverture, on annonce la nouvelle, et on attend le contre favorable. Le seul souci, c'est qu'il nous réponde en contre pied, et qu'il profite du temps réglementaire pour s'opposer à notre demande. Dans ce cas, une seule parade, repousser le non en faveur du je te comprends on en reparlera plus tard mon chéri, s'incrire dans une dynamique de tacle, réglementaire bien sûr, et récupérer l'ascendant. Cette intelligence du déplacement sur la surface de négociation permet de dégager loin, quasiment au second poteau. Au final, une inscription en soutien qui permet de patienter jusqu'au temps additionnel, et de finir sur un score final de 1 partout;)
20h00, samedi soir.
Les 5 enfants sont chacun dans leur chambre, attelés à diverses activités silencieuses ou minutieuses selon l'âge, dodo, challenge du coloriage à réaliser absolument sans dépasser, mini paillettes à coller le long d'une longue ligne en zigzag, lecture d'une encyclopédie minimum, le retour de la momie en volume 3 maximum.
Et pour moi?
Pour moi, c'est le top sonore qui marque la fin d'une journée de 14h d'affilées, (pour l'instant), dédiée à tous, sauf à moi. Pfiou.
20h00, l'heure où la pression tombe d'un coup.
Et c'est là que je réalise pour la première fois que mon tee shirt est maculé de lait caillé, que mon jean est décoré de Petit Ecolier machouillé écrasé, que les lacets de mes baskets ne se sont pas ré-attachés tout seuls finalement, que mes cheveux ne ressemblent à rien, que j'ai 7 appels en absence de ma mère, que le contenu de la troisième machine de linge ne s'est pas étendu par magie, et que mon laptop n'avait plus de batterie à force de m'attendre en veille.
Pas grave.
A ce top sonore, c'est pour moi. Enfin. Un petit morceau de ma journée m'appartient encore. Et c'est maintenant.
C'est maintenant que je m'assoie avec un petit verre rempli de veritas, que je tape ces mots, avant d'aller lire mes blogs préférés.
Au prochain top sonore, je serai sur votre page;)
Citation:
Il est beaucoup plus façile à un philosophe
d'expliquer un nouveau concept
à un autre philosophe qu'à un enfant.
Pourquoi?
Parce que l'enfant pose les vraies questions
Jean Paul Sartre.
Cette note est aussi une manière de vous conseiller de voir ou revoir ce film.
The Konki Duet / Suzanne The Man Split Single (Les Boutiques Sonores) Sortie 16 novembre 2009
On connaît le rôle essentiel des Boutiques Sonores, qui depuis quelques années, jouent un rôle important dans la promotion et la diffusion d’artistes pour lesquels ils ont un « coup de cœur ». Pour aller encore plus loin dans leurs initiatives, les Boutiques Sonores se lancent dans un micro label. Après deux hors séries et un numéro zéro, le premier disque des Boutiques Sonores est un split single vinyl (+ codes mp3) regroupant sur une face l’electro pop de The Konki Duet (chronique de Ensemble EP) et sur l'autre la douceur folk de Suzanne The Man avec son EP Let’s Burn.
Suzanne The Man est une femme. Certains d’entre vous l’ont peut-être déjà rencontrée au sein du duo Octet (qui a notamment remixé Girl de Beck) quand elle ne prête pas la main à M83 ou Braindamage. Mais voici qu’elle se jette dans une atmosphère plus acoustique avec son premier EP Let’s Burn. Suzanne nous emmène, non pas écouter les sirènes mais, écouter un folk dont les ramifications se situeraient chez Nick Drake ou Leonard Cohen. Un folk sensible et épuré. Une atmosphère intimiste et chaleureuse se dégage de l’EP. Le chant nous prend par la main et nous guide vers “la maison de nos rêves”. Les quatre morceaux sont à la fois trop peu et assez pour montrer toute la richesse de Suzanne The Man. Laissons-la brûler mais restons près d’elle pour lui dire "I’m Your Fan".
Mt. St. Helens Vietnam Band S/T (Dead Oceans / Differ-Ant) Mars 2009
Il est difficile de se faire une place dans la scène indé américaine surtout lorsque l’on vit à Seattle, ville qui a vu naître Jimi Hendrix et le mouvement grunge. Mt. St. Helens Vietnam Band nait sur les cendres du premier groupe de Benjamin Verdoes. Lors d’une jam session, avec Marshall Verdoes, son frère cadet de 14 ans, ils décident de monter un groupe ensemble. Traci Eggleston-Verdoes, la femme de Benjamin, est responsable “noisemaker”, Jared Price (basse) et Matthew Dammer (multi-instruments) terminent le line-up. Il n’a fallu que quelques mois et de bonnes vidéos postées sur leur page myspace pour qu’ils attirent l’attention du label Dead Oceans. Rien de bien nouveau dans leur musique. Mais il y a quelque chose difficile à décrire qui les rends attachant. Leur musique fait penser à un mélange entre Modest Mouse et les Pixies. Une recette faite de contrastes, alternant rythmes tendus et moments plus calmes à travers des arrangements judicieux qui étonnent l’auditeur. Les deux frères y sont pour beaucoup. Seuls les gimmick de guitare à la sauce glam égrainés par-ci par-là dérangent un peu. Co-produit par Scott Colburn (Arcade Fire, Animal Collective), l’album recèle quelques bons morceaux comme Who’s Asking, Masquerade, Albatross, Albatross, Albatross…
Wow. Je viens de réaliser: Je suis plus rentable que le Livret A.
La seule variable de ma journée, c'est le temps.
Ce qui est invariable, c'est le travail, les enfants, le couple, la maison, les 6 heures de sommeil par nuit, le blog;)
Et tout le reste relève de l'accidentel (le social and co qui se joue hors de l'enceinte du foyer ou du lieu de travail).
Ainsi, le seul élément sur lequel je puisse jouer, ce sont les minutes que je grapille à droite et à gauche, et que je suis libre de réattribuer selon mes invariabilités et mes accidentalités.
Mais pour grapiller des minutes, il faut vivre dangereusement les amis.
Je marche au minimum au pas de course, env. 8 km/h, en comptant les gens que je dépasse en guise de trophée.
Je zigzague entre les passants sans même m'en rendre compte.
Je m'impose sur les passages piétons qui n'ont pas de feu rouge (c'est absurde à Paris), jouant avec ma vie.
Je ne connais pas la file de droite des escalators.
Je descends les escaliers 3 à 3 en évitant avec brillo pour l'instant les foulures de cheville sur mes talons.
Je connais les raccourcis des stations de métro.
Je suis incollable sur les meilleurs wagons de RER pour accéder directement aux sorties.
Je suis diplômée agrégée du Shiva Institute pour mes 2 bras qui en valent 4.
Je connais les décomptes de minutes entre chaque passage du piéton rouge au piéton vert.
Je dépense systématiquement le double de calories que j'ai beau ingèrer.
Ben oui! Je vous vois rigoler doucement, mais que voulez vous? Les journées ouvrables (sans les 6 heures de sommeil) n'ayant que 1080 minutes, si j'en gagne 40 à réattribuer en toute liberté grâce à ma vie hyper dangereuse, c'est énorme les amis! C'est du 3,7% d'optimisation et de rentabilité pure et dure... J'explose le taux du Livret A;)